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Mes collaborations

On ne s'improvise pas écrivain comme cela, peu importe le récit à produire. Un jour j’ai publié sur Facebook une annonce pour trouver une personne qui pourrait m’aider techniquement à l'écriture d’une histoire dans le but d’éditer un livre. Comment construire des personnages ? De quelle manière créer et utiliser une trame en y incluant une frise chronologique des évènements ? Comment se documenter sur les métiers évoqués, obtenir les plans des villes dans lesquelles se déroule l'histoire ?

J'avais pour bagage, ma passion de l'écriture, un gros bouillon de pensées et une feuille blanche, c'est un bon début mais insuffisant pour avancer dans cette aventure...

J’ai donc rencontré Axelle, coach en écriture, biographe et de formation journaliste. A notre première rencontre, je lui ai partagé l’histoire qui m’animait depuis quelques temps. Je lui ai adressé par mail ce que j’avais déjà produit en lui promettant de ne pas réécrire encore une énième fois des chapitres. La première chose que j’ai apprise est qu’il faut écrire, écrire, et écrire tant que l’inspiration est intacte. C’est ensuite que l’on travaille la syntaxe et le rythme. Lors de notre deuxième rendez-vous, Axelle et moi avons échangé sur la manière dont nous allions collaborer. Elle me donnait de la méthodologie et un rythme, moi je me concentrais sur le récit. Nous étions en octobre 2019. L’idée était d’éditer le livre en décembre 2020 pour pouvoir l’offrir à noël à ma grand-mère âgée de 92 ans. Pour la première fois, je pouvais parler de Roxane à une autre personne. Je me souviens de l’enthousiasme qui habitait Axelle lorsque j’avançais dans le récit et qu’elle découvrait au fur et à mesure l’aventure de la benjamine des Pepper. Axelle m’a accompagnée jusqu’à ce que je pose le point final en juillet 2020. Elle m’a ensuite suggéré de faire appel à un correcteur professionnel. J’ai donc croisé sur ma route virtuelle cette fois-ci, Isabelle. Fin Août 2020 je lui envoyais mon roman de 600 pages pour qu’elle puisse commencer le travail. Elle me rendait compte, deux fois par semaine, prenant le temps de m’expliquer en quoi le roman gagnerait en fluidité et en rythme si elle supprimait des passages. J’ai bien sûr eu un mal fou à lâcher quelques séquences, je trouvais que tout ce que j’avais écrit avait de l’importance pour la compréhension. Bien évidement je me trompais. Parfois j’étais d’accord, d’autres fois non et j’ai ainsi tenu à conserver certains passages. De 600 pages mon roman a été réduit à 472. Le tapuscrit est passé ensuite sous les yeux attentifs de trois bêta-lecteurs, pour scruter les moindres coquilles et fautes qui seraient passées au travers des mailles. Entre temps, j’ai pris contact avec une graphiste pour la création de la couverture, malheureusement le travail rendu ne répondait pas à mes attentes. Néanmoins il a permis de mettre en lumière que l’idée qui germait en moi depuis longtemps n’était pas magique. De plus, cette personne avait pris comme base des photos libres de droit qui ne rendait pas (en toute modestie) grâce à l’histoire. Bref je n’aimais pas, malgré 8 propositions, j’ai remercié cette professionnelle et me suis orientée vers un illustrateur prénommé Geoffrey, pour qu’il me créé la couverture d’aujourd’hui. En quelques coups de crayon, dans un café du centre ville de Nantes, je voyais naitre une esquisse comme James avait fait naître le tatouage de Roxane. Ce moment était incroyablement magique. Une fois la correction et les relectures effectuées, j’ai du me mettre en quête de trouver une maquettiste pour mettre en page le texte. Je me suis approchée de Pauline, nous nous sommes rencontrées chez moi. Elle m’a fait des retours réguliers... Entre temps, j’ai fait appel à des imprimeurs. Le livre a donc bénéficié de toutes les compétences professionnelles nécessaires. L’auto-édition a mauvaise presse, car rien ne garantie un travail minutieux. C’est dommage, certains salons ouvrent leur porte uniquement aux maisons d’éditions. J’espère que les choses vont bouger, et permettre à des petits auteurs comme moi d’aller à la rencontre d’un public. Pour donner toutes les chances au roman, j’ai fait appel à une agence de communication nantaise. J’ai rencontré Laure responsable de communication et Astrid, attachée de presse qui vont m’aider autour de la communication et la sortie de "L’Odyssée d’un coeur cabossé."

Il me reste désormais à faire du bruit autour de cette histoire pour attirer l’oeil des libraires et de mes futurs lecteurs… l’aventure ne fait que commencer et mes peurs augmenter mais comme dit si bien E.Gilbert : "la peur sera toujours déclenchée par sa propre créativité, parce qu’elle vous demande de pénétrer dans le domaine des résultats incertains et que la peur déteste les incertitudes."